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La chaussure : premier outil de protection personnelle

  • Photo du rédacteur: Cécile
    Cécile
  • 11 janv.
  • 2 min de lecture


Avant l’arme, avant même le vêtement spécialisé, la chaussure est le premier outil de protection individuelle. Elle est ce qui permet de survivre à une situation violente par trois fonctions fondamentales : fuir, se défendre, handicaper l’agresseur.

La première fonction, la plus évidente et la plus négligée dans les discours contemporains, est la fuite. Sans chaussures adaptées, il n’y a ni mobilité réelle, ni endurance, ni capacité à exploiter l’environnement.

Courir sur des pavés, un chemin, un sol irrégulier ou glissant, changer brutalement de direction, franchir un obstacle : tout cela dépend d’un pied protégé et stable.

Très souvent, la majorité des situations dangereuses se résolvent par la distance, non par l’affrontement. La chaussure est donc, très littéralement, un outil de survie.

La seconde fonction est la défense. Un pied chaussé n’est pas un pied nu amélioré : c’est un autre outil. Le poids, la rigidité relative, la protection des orteils et de la plante permettent des actions impossibles ou dangereuses à pied nu.

Parer un choc, bloquer un déplacement, encaisser un appui brutal deviennent envisageables. Dans les traditions françaises de combat, notamment en savate, cette réalité est pleinement assumée : la chaussure structure le geste, l’angle, la distance. Le corps ne nie pas l’objet, il l’intègre.

La troisième fonction, la plus inconfortable à formuler mais historiquement indiscutable, est la capacité à handicaper l’agresseur. Un coup porté avec une chaussure rigide n’a pas le même effet qu’un coup porté pied nu. Tibia, genou, cheville, pied, bassin : certaines zones deviennent des cibles fonctionnelles, non pour « vaincre », mais pour créer une incapacité temporaire, ouvrir une échappatoire, interrompre une poursuite.

Là encore, la chaussure n’est pas un supplément : elle change la nature même de l’action.

Il est important de souligner que cette approche n’est ni marginale ni « brutale » au sens moderne du terme.

Elle est réaliste.

Pendant des siècles, les hommes et les femmes ont vécu, travaillé, marché et combattu chaussés. Les systèmes de défense personnelle qui ignorent cet état de fait ne sont pas traditionnels : ils sont anachroniques.

Enfin, la chaussure protège aussi contre un ennemi plus discret mais tout aussi réel : le sol. Chutes, glissades, débris, aspérités, froid, humidité — autant de facteurs qui transforment une situation tendue en catastrophe. Là encore, la protection du pied conditionne la capacité à rester debout, à se relever, à continuer.

Considérer la chaussure comme le premier outil de protection personnelle, c’est donc rétablir une hiérarchie simple et concrète : avant les techniques, avant les discours, il y a la capacité à tenir, à bouger, à durer. Et cette capacité commence, très prosaïquement, par ce que l’on a aux pieds.


Voila les chaussures du Capitaine France:


des brodequins français mle 1945
Brodequins MLE 1945

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